La Rivette
Dés 1635, le site était occupé par une modeste maison de campagne de deux étages comportant quatre pièces et une écurie. La première description notariée date de 1669 : il y est fait mention de terres, de vignes et d’une saulaie. Vers le milieu du XVIIIe siècle, l’un des membres de la famille Pitra, marchands lyonnais qui possédèrent longtemps cette propriété, confia, on le suppose, la reconstruction de la maison au célèbre architecte de cette époque : Jacques-Germain Soufflot (1713-1780). Il est l’auteur, entre autres bâtiments du grand dôme de l’Hôtel Dieu à Lyon. A la Rivette, on lui devrait la façade à la Française, les jardins et les terrasses qui valurent pendant un temps à la propriété le nom de « Folie Pitrat », du nom du propriétaire de l’époque. Jean-Baptiste Pitra, tireur d’or, n’a eu de cesse d’agrandir et d’embellir la propriété par l’achat de parcelles jouxtant la maison, entre 1738 et 1750, la construction de terrasses et la recherche d’eaux de sources en vue de créer un décor hydraulique. La Rivette appartint successivement à de riches bourgeois lyonnais puis aux Hospices Civils de Lyon qui en firent une « Maison de retraite des Sœurs de la Rivette ». La gestion en était alors confiée à la direction de l’hôpital de la Croix-Rousse. C’est aujourd’hui un immeuble en copropriété.
La façade donne à l’Ouest sur la Saône. Elle est d’une grande sobriété selon les principes de l’architecte et s’inspire des villas italiennes.
Le parc s’étendait jadis tout le long de la montée et descendait en terrasses jusqu’à la Saône. Ces dernières ont été modifiées pour faciliter le passage des transports en commun le long du quai.
Les jardins, classés, avec leur décoration hydraulique sont remarquables. Les sources de la propriété au sommet du vallon et la déclivité sont utilisées pour alimenter la grotte de rocaille, le nymphée, le jet d’eau et la cascade.
La Rivette
17 montée des Forts
69300 Caluire et Cuire
Situer sur le plan
